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Mercredi 8 février 2017

Images du quotidien : peindre la société dans l’Italie du XVIIIe siècle

Une conférence de Benjamin Couilleaux

Dépliant de la conférence de B. Couilleaux
Du 08/02/17

L’Association Convivialité en Flandre a choisi pour thématique cette année L’Art, témoin du quotidien et a invité Benjamin Couilleaux à y contribuer autour d’un thème italien. Le sujet qu’il a choisi s’insère judicieusement dans notre programme.

Benjamin Couilleaux

Benjamin Couilleaux

Diplômé de l’École du Louvre et de la Sorbonne, Benjamin Couilleaux est conservateur du patrimoine au Musée Cognacq-Jay – musée du XVIIIe siècle de la Ville de Paris – depuis 2012. Comme commissaire, il a organisé les expositions sur Dalou en 2013, sur les dessins de François-André Vincent en 2014, et la première rétrospective Jean-Baptiste Huet, le plaisir de la natureen 2016. Ses travaux portent entre autres sur la peinture italienne, et notamment Venise. Il a participé à plusieurs expositions internationales sur le sujet. Il enseigne l’histoire de l’art européen des XVIIe et XVIIIe siècles à l’École du Louvre et à l’Institut Catholique de Paris.
Il est souvent intervenu pour notre association et vous avez apprécié ses interventions comme Venise en fête, des Bacchanales au carnaval en 2012, Espaces baroques à Rome au XVIIeen 2014, ou L’image de l’amour à la Renaissance en 2016.

Giacomo Ceruti, dit le Pitocchetto, (1698-1767), La Rencontre dans les bois, années 1720
Huile sur toile, 155x188 cm, Brescia, Pinacoteca Tosio Martinego

Présentes dans la création artistique dès la fin du Moyen Âge, les représentations de la société italienne s’imposent progressivement comme un genre pictural à part entière et prennent une place prépondérante au cours du XVIIIe siècle, tant dans la qualité que dans la diversité des œuvres.

Gaspare Traversi (1732-1769), La Rixe, 1754
Huile sur toile, 95 x 130 cm. Paris, musée du Louvre

Si des représentations pittoresques voire caricaturales prolongent une vision traditionnelle du monde quotidien, s’affirment également des visions fascinantes par leur dimension psychologique et leur force esthétique.
Images savoureuses de la bourgeoisie, descriptions sensibles des pauvres et des marginaux, attention sensible aux moines ou à la communauté juive... de Venise à Naples, c’est toute la richesse et la dignité du peuple qui devient un sujet majeur de la peinture italienne des Lumières.


Merci d’être venus nombreux !

À lire :

✰ Gérard Labrot, Peinture et société à Naples - XVIe-XVIIIe siècles, Editions Champ Vallon, 2010. Un article sur cet ouvrage dans Le Monde des livres.

Portfolio

Article publié le mercredi 1er février 2017, par Convivialité en Flandre, Sabine Wetterwald